TZR : BILAN DE LA RENTREE 2012

mercredi 3 octobre 2012
par  S3 CAEN
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TZR : BILAN DE LA RENTREE 2012


La situation à la rentrée 2012 :

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Le nombre total de TZR (certifiés, CPE, agrégés) est sensiblement le même que l’an passé (499 cette année contre 510 à la rentrée 2011). 350 collègues sont affectés à l’année dont 170 sur deux établissements ou plus, chiffre qui témoigne de l’extrême précarité de la fonction. Le nombre de collègues disponibles pour des suppléances (149 en tout) est, dans la plupart des disciplines, notoirement insuffisants (6 professeurs disponibles en mathématiques, un seul en SVT).

La situation varie considérablement d’une discipline à l’autre. Elle est notamment très inquiétante en sciences physiques, discipline dans laquelle on compte 70 TZR (14% de l’effectif total) dont 45 n’ont aucune affectation à l’année. Deux causes à cette situation : l’amputation des horaires suite à la réforme du lycée et la quasi disparition des groupes en collège qui, dans les rares cas où ils sont maintenus, sont financés en HSE et non en heures-postes. Une telle situation est donc la conséquence concrète d’un acharnement administratif visant à saper l’enseignement de cette discipline (loin d’être la seule dans la collimateur ministérielle). S’appuyant sur les aspects les plus contestables des décrets statutaires, le rectorat, sans que les IPR y trouvent à redire (bien au contraire), impose donc aux professeurs de sciences physiques des suppléances en mathématiques (rappelons sur ce point que la quotité ne doit pas dépasser la moitié du maximum de service et que le rectorat s’est engagé à ne pas donner de complément de service aux collègues de physique-chimie affectés en mathématiques, engagement que certains chefs d’établissement feignent d’ignorer ou ignorent tout simplement).

D’une manière générale, la situation des TZR demeure très précaire d’autant plus que, dans certaines disciplines, les perspectives d’obtenir un poste fixe sont largement compromises du fait des suppressions successives de postes, d’un mouvement déconcentré inadapté et d’une bien trop faible reconnaissance de la fonction dans le barème académique

Thomas CHABIN